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19/07/2011

Littérature en Lagast 2011 on en reparle

Littérature en Lagast fait l'unanimité parmi nos représentants qui considèrent cette manifestation comme un élément important de la politique culturelle de notre territoire comme pour l'ensemble de l'Aveyron. La dimension régionale demande encore à mieux s'affirmer, les intervenants qui y participent lui donnent une dimension plus importante encore. Tout cela ne se fait pas sans financement. La participation du conseil général se confirme, celle de la région se développe. Tout cela JF Costes, Président de l'Amitié François Fabié l'a rappelé dans son mot de présentation de la journée.


Monsieur le député,

Monsieur le conseiller régional

Monsieur le Maire,

Mesdames, messieurs les Présidents d’Association,

Messieurs les intervenants,

Mesdames, messieurs, chers amis,

Pour la troisième année consécutive l’Amitié François Fabié est heureuse de vous accueillir dans ce cadre magnifique du moulin de Roupeyrac, maison natale de notre poète pour cette manifestation de « Littérature en Lagast » dont Rémi Soulié assure la programmation avec  conviction, compétence et tact. Tact en effet puisqu’il a souhaité que cette année 2011 soit consacrée au poète René Guy Cadou à l’occasion du soixantième anniversaire de sa disparition. Nous sommes très heureux que ce petit coin du Rouergue honore ce grand poète, trop méconnu, nous sommes heureux qu’il soit l’hôte de la maison natale de notre poète, et que nous soyons les promoteurs d’une rencontre poétique intergénérationnelle. C’est ainsi que, très concrètement, notre maison d’écrivain devient le lieu d’une mémoire vivante et un lieu d’expression poétique vivant puisque, dès cette année, nous accueillons des poètes dans le cadre de « Lectures au Moulin » dont nous vous reparlerons.

Installer au cœur de notre Rouergue profond un colloque de cette qualité, accueillir ici des universitaires, des poètes, y organiser des expositions, articuler ces activités à un petit travail éditorial est le fruit d’un combat. Un combat que nous ne pourrions mener sans l’engagement des bénévoles de nos associations : Amitié François Fabié et Syndicat d’initiative. L’articulation d’un dedans et d’un dehors, d’une identité forte enracinée dans un territoire et d’une diaspora de l’esprit amoureuse de poésie et de littérature, constitue une chance et un défi, le défi même d’une vie humaine. Cette articulation concerne le lien entre le corps et l’esprit, la terre et le ciel, l’ici et l’ailleurs. Cette articulation est inscrite dans la vie même de François Fabié comme dans celle de René Guy Cadou. Deux êtres enracinés, chacun à leur manière, marqués du sceau de l’exil, partagés entre un ici et un ailleurs qui leur permet de nous offrir « Les Biens de ce monde ».

Ce combat nous ne le mènerions pas sans le soutien de nos élus : l’engagement financier du conseil général. Celui du conseil régional qui, au fil des années, grâce à l’appui amical de Marie-Lou Marcel, de Marie-Françoise Vabre, accroît sa participation. Nous n’oublions pas non plus le soutien constant de notre député. Nous avons été très sensibles à l’engagement personnel de Madame Escoffié l’an dernier sur sa réserve parlementaire. La présence de nos élus est importante non pas simplement comme signe de reconnaissance de notre travail, mais comme signe de conscience des enjeux politiques qu’il comporte. On parle beaucoup de développement durable. Pour nous durable se conjugue avec modeste, la modestie n’excluant pas l’ambition mais la vanité du clinquant. Nous croyons qu’il existe un espace entre l’élitisme confidentiel et prétentieux et le culturel de masse pour lequel quantité est synonyme de qualité. La poésie de René Guy Cadou relève de cet espace.

La poésie de Cadou est une poésie incarnée, une « parole faite chair ». Est-ce trop dire ? Vos conférences nous le diront. Les titres de vos communications dessinent en tout cas les traits d’une dimension symbolique qui n’est pas confondue, comme c’est trop souvent le cas, avec une dimension purement formelle, abstraite, intellectuelle. Il vous reste la lourde tâche de ne pas nous éloigner des « Biens de ce monde » mais de nous en rapprocher.

 

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